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vendredi, août 20 2010

hyber

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vendredi, février 12 2010

La fenêtre

Un écran qui attire toute notre attention. C'est la projection de soi dans cet écran qui donne vie au virtuelle. Une double vie, une sensation de schizophrénie qui donne au consommateur du virtuel le pouvoir se dédoubler. Effectivement en rentrant dans le monde du virtuel souvent précède d'un son de bienvenue ( allumage télé ou ordinateur) le visionneur laisse son corps presque inactif.

Il y a une sorte de fantasme chez le consommateur du réel de vouloir maitriser le temps. Il ne veut pas vieillir et veut échapper a la mort. En se dédoublant de manière fictive grâce a l'intermédiaire de la projection il croit ne pas vieillir dans le réel que sont corps est mis en stand by pour l'instant. Il se propulse se dématérialise dans le virtuel. Le virtuel permet effectivement de pouvoir se dédoubler, il est possible d'être à plein d'endroits au même moment.

Il n y a pas de limite à l'existence d'un personnage virtuel. Et c'est cela qui rend la chose séduisante. Vivre dans le virtuel permet de façonner l'image que l'on veut donner de notre personne, il est possible de mentir et d'être très facilement l'opposé de la personne que l'on est dans la vie. Dans le virtuel il y a énormément de choses fausses, c'est pour contrer et embellir les cotés négatifs de la vie. Mais ce qui se passe la plupart du temps c'est que la personne préfère vivre projetée dans un idéal utopique qui l'aurait construit et d'avoir une certaine emprise sur ce monde. L'homme dans le virtuel se croit et peut prétendre être dieu dans certain cas car il façonne le virtuel comme il l'entend. Mais il devient totalement dépendant de cette vie ou la mort n'existe pas, (ou si c'est le cas la résurrection existe elle aussi). Le travail est peu présent et la valeur du temps quasi inexistante. Tout devient moi fatiguant plus du contact tactile pour exprimer un sentiment , une action ou un son.

Il y a 10 ans la projection se faisait dans des endroits bien particuliers, dans une pièce bien définie (bureau pour l'ordinateur et salon pour la télévision). Mais maintenant tout est conditionné pour retrouver le virtuel partout et qu'il nous suive dans notre poche. Cela crée une interaction presque immédiate entre les deux.

Il y a quand même énormément de points positifs a utiliser le virtuel. Les informations circulent bien plus vite. Et permet de développer concevoir énormément sa créativité car, il n'y a pas de limite à la réalisation d'un projet virtuel la taille le budget toute ces valeurs n'existent pas.

La dématérialisation des souvenirs, crée une certaine satisfaction chez les utilisateurs. Sa vie ne tient que dans une boite bien ordonnée ou au contraire désordonnée. Mais sa peur, c'est qu'un jour cette petite boite ne réponde plus et ne créé plus l'interaction entre virtuel et réel. Ce moment correspond a un grand incendie qui aurait brulé la maison de votre enfance.

jeudi, janvier 14 2010

clolage dec ctrl v

Clolage

Lacolle,colle matestance une texquide qui seveutou dévnide.

Elle perfixemet deux choses.

Specialdélianmentre pourvoir deschoses incompatibles.

Magicar dachosember entre elle dispar.

Clola sne montre.

Dec

Cet veut aider .

rendre l'ill pat .

La col énerve.

Faire ten .
par dessus le c ne peut mod

Ctrl V

Page blanche

Une sélection

Un clic

Un autre et un autre

Le texte apparaît.

dimanche, janvier 10 2010

vanité de la peinture

« L 'art ne change pas la nature » C'est sur ces mots que commence les cahiers du cinéma n°3 écrit par Eric Rohmer. L'artiste n'est pas la pour changer la nature mais pour donner son regard. Il n'est pas la pour nous enfermer dans son monde mais pour suggérer et donner sa vision, son lyrisme son chant de matière.

La volonté d'imiter le réel pour mieux s'en décrocher. Avec l'invention de la perspective l'illusion de la profondeur sur une surface plate née. Elle permet plus de coller à la réalité. Les jeux d'ombres et lumières permettent de suggérer et de mettre en valeur certains détails comme le clair obscur qui donne directement un axe, une lumière principale sur lequel l'œil se pose. L'objectif de l'artiste est de reproduire la beauté de l'objet grâce au point de vue les ombres les lumières, les couleurs. Le but c'est de pouvoir toucher au réel en s'en imprégnant mais de donner tout de fois une récit une trame narrative personnelle. L'art peut faire du beau avec un modèle informe, du moment qu'il y a un choix et un parti prit qui lui donne vit.

Avec l'invention de l'appareil photo la peinture se décroche de plus en plus du modèle de la vraisemblance pour donner avant tout une impression un sentiment mais tout en gardant le réel comme thématique première au tableau. L'appareil photo est peut être un outils qui se veut simple d'utilisation mais il permet de capter des moments, des instants plus ou moins lent. Avec un appareil photo nous pouvons capter un instant non perceptible à l'œil nue, et même si avec les techniques numériques l'image a tendance a s'écraser, les couleurs a se vivifier et que la photo ne touche pas tant au réel que ça c'est quelque chose a développer pour arriver a une perception autre du réel. Le réel passe dans une machine qui la déforme selon ces paramètres bien définis,il ne faut pas se faire manipuler par la machine, il faut lui imposer notre propre mode de perception.

Le cinéma c'est tout d'abord filmer des corps. Le mouvement, l'action, la narration c'est ce qui colle le plus au réel. Le cinéma peint les sentiments, il est possible grâce au cinéma d'exprimer une sensation un sentiment par la durée d'un évènement: le cinéma joue le mouvement dans le temps. Le cinéma peut jouer de la métaphore tout comme la littérature. Les images filmées peuvent être très concrètes mais la signification très poétique, l'image peut retrouver de son lyrisme. La poésie moderne fut de secouer l'inertie primitives des mots. Ce qu'il y a de très fort dans le cinéma c'est la force de l'image mais aussi le son, il peut y' avoir superposition, ambiguïté, réciprocité entre les deux et c'est cela qui créé toute cette magie. Le décor peut nous paraitre très réel et les sons incompatibles. Le cinéma se doit de nous surprendre et de nous donner des points de vue visuelles et sonores nouveaux.

Désir et fascination Le cinéma c'est l'expression de quelqu'un à travers un personnage, un décor, un mouvement. On peut se retrouver s'identifier à un personnage ou un lieux ou pas du tout mais ce qui propulse le spectateur c'est que quand les lumières se sont rallumées, qu'il quitte la salle et qu'il est encore envahie par un sentiment une émotion un son. Il oublie alors la tout le cadre, le rythme qui lui a été imposé et ce met a jouer, rejouer les scènes du film de les comprendre ou de les revoir dans sa tête. Le cinéma s'inspirer du réel comme l'art en général mais dé fois c'est le contraire qui se passe. La fiction peut devenir réalité et a ce moment la le réel s'inspire de la fiction.

mardi, décembre 1 2009

Courbet

"Les Baigneuses", 1853, huile sur toile 227x193 cm de Gustave Courbet

Un décor de nature, très vert, le ciel ne se voit presque plus. Les feuilles des arbres forment le haut. De l'eau et de la terre. Il y a aussi un rocher. Il y a aussi deux baigneuses. Une sort de l'eau presque nue : elle est au centre du tableau. Cette baigneuse regarde l'autre allongée près de l'eau et de la terre. L'une est habillé l'autre non. La baigneuse habillée porte une robe qui se confond avec la couleur de la terre situé a ces pieds. Elle porte aussi un chemisier blanc et ce chemisier se confond avec la couleur de sa chair. Chacune de ces baigneuses possèdent un chapeau mais aussi je crois un foulard rouge. Elles sont dans un endroit discret plein d'intimité.

La mise en scène semble très classique. Elle est très loin du réel, dans le mouvement des personnages. Ce sont des positions qui sont en total décalage avec le lieu. Le mouvement est arrêté dans le temps. Ce mouvement est il une salutation de la baigneuse sortant de l'eau envers l'autre? Est ce que l'autre baigneuse prend peur?ou a t elle du désir à la regarder?

L'une est vue de dos, l'autre est vue de face. Il y a un contraste, une opposition entre ces deux personnages. C'est la baigneuse centrale qui attire mon attention car elle possède quelque chose. Une chaleur totalement froide énormément présente, par les couleurs mais aussi des taches verdâtres sur l'avant bras, le dos et les cuisses. Elle possède aussi des rondeurs, peut être un peu trop amplifiées ou représentées par Courbet pour symboliser le nue classique.

Et cela contraste avec les tableaux de l'époque, la structure classique y est présente mais se sont ces taches de couleurs mais aussi les plies qu'ont les baigneuses qui colle bien plus au réel que la mise en scène.

Courbet a réussi a coller à la réalité car l'eau n'est pas toujours claire elle peut être vaseuse et la terre n'est pas toujours sec et claire cela peut être de la boue.

jeudi, novembre 26 2009

(la)Machine

Il y a beaucoup de lumière, le son se superpose, les voitures se cognent. Beaucoup trop de monde à mon goût qui s'entasse qui se pressent pour atteindre des sensations dite forte. Trop de lumières de couleurs, de jaune de rouge, de bruits de cries : mais j'aime ça. Mais ce qui me plait le plus dans cette univers merveilleux c'est cette atmosphère du faux qui est partout, le faux rire, les faux regards, les faux gens.

Je m'assoie me laissant totalement absorber par ce décor. C 'est génial du cinéma hollywoodien devant mes yeux. Actions, lumières effets spéciaux sonore tout est au rendez vous. Après 5 bonnes minutes d'inactivité totale je pris la décision difficile d'arrêter de regarder et d'arrêté d'être fasciné par ces manèges. Je leva mes jambes et continua mon chemin mais tomba vite nez a nez avec quelque chose.

Une boite rectangulaire petite ou plutôt inexistante. Elle était composé d'une structure métallique. Une grande partie de cet objet était composé d' une plaque de verre qui recouvre la moitié de la surface . En faite c'était une sorte de machine dans lequel il y avait des choses que l'on pouvait voir grâce a la vitre qui nous permet de regarder. Les choses à l'intérieur de la machine étaient une répétition du même objet qui est je crois tank en plastique, répété et empilé les uns aux autres.

Au dessus ce trouvait une pince et c'est cette pince qui décide du sort de chacun de ces jouets. Je me recula pour avoir une vue d'ensemble du contenant plus que du contenue. Effectivement c'etait une belle boite métallique avec une belle vitre, mais ce qui reteint mon attention c'est le nom qu'elle portait « Mienda machine à faire rêver » cela était totalement paradoxale un jouet représentant la guerre faire rêver cela n'a pas de sens. Je me rapprocha de la machine l'examina et après 5 bonne minutes de contemplations sur « ces jouets faisant rêver » la machine se mise a bouger. Pourquoi je n'en sais rien et je m'en fous mais en tout cas la machine se mise à bouger et me sortit du haut de ces 3 grandes pinces bien aiguisées un de ces objets en plastique, mais c'était un de ceux voir le seul que je ne voyait pas car il était totalement recouvert par les siens. La pince le laissa tomber. Je le récupéra l'observa, effectivement c'était bien un tank en plastique, c'était tous les mêmes mais celui la était choisit. Je le manipula et après 5 bonne minutes d'admiration : « faut il tuer son voisin pour survivre?» me surgit en pleine face. C'était ce qui était écrit au dos de ce petit objet. Merdre je crois n'avoir rien compris à cette machine ni aux objets qui y sont a l'intérieur mais en tout cas mon parapluie m'a bien sévit car quand il pleut je préfère ne pas avoir le cheveux mouillés.

Je vous embrasse et pense très fort a vous.

Damien Neimad

Anemic

Anémic Cinéma, 1926 Marcel Duchamp, Man Ray 7 minutes Noir et blanc, plan fixe.

Une spirale sur fond noir, le temps passe. "Avez-vous déjà mis la moelle de l'épée dans le poêle de l'aimée?" Une question?

"L'aspirant habite Javel et moi j'avais l'habite en spirale." Un jeu sur les mots "Bains de gros thé pour grains de beauté sans trop de bengué." Non des contrepèteries "L'enfant qui tète est un souffleur de chair chaude et n'aime pas le chou-fleur de serre-chaude." Un sens?

Une répétition de mouvements circulaires provoque une fascination de l'infini indéfinissable dans le monde des mots.

"Si je te donne un sou me donneras-tu une paire de ciseaux?" est-ce vraiment équitable? "On demande des moustiques domestiques (demi-stock) pour la cure d'azote sur la côte d'azur." Les syllabes claquent

La rotation d'une image provoque un mécanisme : le mouvement . "Parmi nos articles de quincaillerie par essence, nous recommandons le robinet qui s'arrête de couloir quand on ne l'écoute pas." La porte se ferme "Esquivons les ecchymoses des Esquimaux aux mots exquis." Un exotique échos : l'acétone. "Inceste ou passion a coups trop de famille, à coups trop tirés." L'amour vieillit, une hypnose saccadée.

InterNet

Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour.

Et quelques années plu tard Dieu en eut marre de répondre aux questions enfantines de l'Homme. Celui qui l'avait créé et qui cherchait à tout pris son indépendance avait pris la fâcheuse habitude de demander a l'être suprême de l'aider à ces moindre problèmes. Dieu décida alors de façonner une unique et dernière création : une machine qui aurait réponse à tout.

L'ordinateur voilà une belle machine, une machine qui se doit utile une fois des logiciels installés. Malheureusement il n'y en avait pas, alors Dieu du créer des logiciels. Et pour créer une certaine interactivité entre ces machines et entre les Hommes, Dieu créa internet.

Et c'est bien après que google créa Dieu.

dimanche, novembre 8 2009

Jeff Wall

Face à face
In front of a Nightclub, 2006

Il y a du monde : les basses raisonnent.
Un souvenir, la réalité, le quotidien mis en scène.
La madeleine de Proust, un aliment qui a du goût, une texture ,une couleur, de l’odeur. Le gout se croque est nous revoilà enfant.
Les lumière scintillent, la musique sonne, le bruit est là, nous nous retrouvons devant.


Il était 1h du matin, je passais dans l'avenue des Pins pour rentrer chez moi. Hésitant sur mes pas je marchais sur la lumière noire de la rue. Le bruit de l'accélération des voitures rythmait ma marche au même titre que la fumée de cigarette que j'expirais.
Un son vint se greffer à cette symphonie urbaine, il rajouta de la force mais aussi parasita de plus en plus mon avancé. Arrivé au carrefour entre l'avenue des Pins et le boulevard Saint-Laurent je m'arrêta : la musique continua. J' aperçut de la lumière, de la foule, du mouvement. je traversa et resta figée devant l'entrée.

Ce bâtiment n'existe que la nuit. La foule parle , l'ambiance nous captive. Les lumières séduisent, la musique est forte et enfermé.

Et une seconde après j'étais dedans.

mercredi, novembre 4 2009

Lhooq

Une moustache, une barbichette, 5 lettres.

Elle marque un instant : un sourire
Il la choisit
Elle n’a pas le temps
Il la maquille
Elle nous appelle.
Elle est un homme.

Une image, un hommage
Un nom, un verbe, un complément, une phrase 
5 lettres
Une opération
Une désacralisation
Une vulgarité sans mots

Elle ou il ?

Un moment, un symbole
Une époque
C’est l’Histoire

Il la recouvre, il la découvre
Il s’en inspire
C’est la vie

mardi, octobre 20 2009

Biennale de Lyon

Thierry Raspail.  Directeur artistique de la Biennale 2009, directeur du Musée d'art contemporain de Lyon. Hou Hanru.  Commissaire de la Biennale 2009. Yves Robert.  Directeur de l'école Nationale des Beaux-Arts de Lyon. Perrine Lacroix.  Directrice et programmatrice des expositions de la galerie.

Une discussion qui commence sur la thématique des succès et des fragilités de la Biennale. Ils débattent (chaudement et sans parvenir à se mettre d'accord) de la qualité des multiples expositions proposées.

 '' La Biennale de Lyon est « fragile car elle est jeune » (c'est la dixième) les fondements se posent. La précédente n'avait pas « convaincu le grand public ». Il y a une fragilité dans l'art a être confronté au monde, c'est pour cela que cette année la thématique mise en valeur est celle du sociale dans le spectacle du quotidien. Chaque biennale a son identité. Shanghai il y a 10 ans était en plein boom de l'art contemporain (la production artistique n'était pas soutenue par la société). Pourtant « l'art contemporain n'est pas un monstre, il apporte une bonne chose pour la société ». La biennale de Lyon elle parle de l'histoire d'un musée. La problématique lancé cette année a pour but de mêler quotidien et art. C'est une façon pertinente d'aborder l'art au XXIeme siècle car la France est un pays énormément encré dans ces racines historique et culturelle.

Thématiques problématiques questionnements

Le spectacle du quotidien contient 5 grandes sections : Il y a une transversalité entre les espaces

Il faut une cohérence dans les rencontres entre œuvres et récits, un parcours avec des transitions. Une exposition c'est un endroit où l'on expérimente ces sens ces plaisirs « il ne faut surtout pas imposer une ligne de lecture trop forte au public ». Le publics doit trouver son propre cheminement intellectuelle. Il faut « Évoquer les propos pour mieux les oublier par la suite: avoir une perspective, une idée générale ».

Le musée est une plateforme pour se questionner discuter autour de pièces comme celle de Sarkis, (comment redonner une magie à un endroit ?)

C'est une pièce d'environ 1200m2, elle est composée d'une énorme tuyauterie qui saisie l'air du dehors et le ramène dedans. C'est le « bruit du dehors » d'après Sarkis. La lumière rouge renforce le coté mystérieux et fantastique de la pièce.

La biennale est un espace d'art mais aussi un espace social. Le commissaire de la biennale affirme que l'art n'a pas de propre espace pour être exposé (contrairement à Duchamps qui dit « qu'une œuvre devient œuvre d'art quand elle est exposer au musée »). L'autonomie de l'art n'a plus de sens, il faut savoir vivre avec son temps la place du sociale est très importante de nos jours dans l'art. '' Il y a une perfection de la présentation dans cette biennale, singulière et particulière.

Est ce que j'ai vu une œuvre?

Bien entendue la biennale est composé d'œuvre, il est possible que la thématique soit trop mise en avant et qu'elle voile l'œuvre de certains artistes, mais je pense avoir vu une bonne diversité d'œuvres tel que Iwasaki ou encore Lin. « L intérêt n'est pas de mettre le spectateur en face d'une œuvre monumentale tel Rothko ou Mondrian, il faut que l'art reste accessible ». A mon goût il y avait des œuvres dignes d'être monumentale tel que Pedro Cabrita Reis avec les dormeurs.

Je ne dirais pas qu'il n'y avait pas d'artiste qui n'ont pas travaillé sur les forme cette année mais qui n'ont pas voulus continué un processus de développement de démarche. Le coté socio-politique a pris le pas sur l'histoire des formes (Dan Perjovschi).

Ils finissent par se mettre d'accord grâce l'artiste George Brecht

George Brecht est le fil conducteur de la biennale. Un an après sa mort Lyon lui fait hommage en exposant ces event chair. En y repassant il y a quelque chose qui lie quotidien et l'art chez Brecht mais je ne l'avais pas remarqué au première abord. L'art est dans le quotidien tout instant appartient a l'œuvre d'art aussi bien sa matérialisation que ça dématérialisation. Cela dépasse l'art et le quotidien.

mardi, octobre 13 2009

Mark Lewis - Cold morning

« J'essaie de sauvegarder quelque chose des meilleurs ou des plus intéressants morceaux du moment cinéma » Mark Lewis

Mark Lewis témoigne. Mark Lewis confronte. Mark Lewis raconte.

Il peint le cinéma.

Son film Cold morning (réalisé en 2009, vidéo HD qui dure 7min 35s dans lequel il n y a pas de son) fut projeté lors de la biennale de Venise dans le pavillon canadien.

Plan fixe : un pigeon, un sans abris, des voitures dans une rue. Le pigeon est confortablement assis sur une bouche d'aération, à coté de lui le sans abris ramasse ces affaires étalées sur le trottoir. Derrière eux les voitures ne cessent de circuler faisant abstraction totale de la scène asses étonnante qui est en train de se passer.

Un cadrage particulier dans lequel le hors champs est omniprésent ( nous ne voyons pas le haut du corps du sans abris et les voitures nous sont suggérées par les roues) . Ce point de vue met le pigeon au centre du sujet car il est le seul apparaissant entier sur l'image de plus ce point de vue asses proche du sol renvoie directement au point de vue du pigeon qui a une vision basse et créé un contraste avec le lieu dans lequel ils sont : une ville américaine ou les buildings sont partout.

Le gris est la teinte colorée qui domine l'image, elle se trouve sur le trottoir la route les voitures et le pigeon, elle donne une certaine tristesse au décor. Seul le sans abris est habillé de couleurs vives. Portant un pull rouge et un jogging bleu il donne une touche coloré à la vidéo.

Ce film a une dimension satirique sociale très forte (renforcé par la solitude du sans abris), mais aussi une dimension narrative, poétique et ironique. En mettant le pigeon dans un univers presque utopique pour lui, Mark Lewis accentue la solitude du sans abris renforcé par le défilement rythmé des voitures : Cela crée une confrontation forte entre le sujet et son environnement. De plus le rapprochement sur le même plan du pigeon et du sans abris questionne sur la répétition du quotidien : le sans abris plie ces couvertures et se prépare, les voitures passent les pigeons volent et se posent au sol. Avec des actions totalement quotidienne Lewis donne un charme et arrive a transmettre une narration par une simple superposition d'action recontextualisée dans un espace où les protagonistes agissent tous de manières diverses et variées et où la confrontation des uns aux autres est inexistante d'habitude : la solitude est pourtant bien là.

Mark Lewis fait de l'action le décor, le figurant la narration.